Lourdes rend hommage au Père Marie-Antoine de Lavaur, capucin, à l’origine de la procession aux flambeaux

« Il faudrait que ces cierges marchent et chantent ! » Un siècle après sa mort, le souvenir du Père Marie-Antoine (1825-1907) est encore vivant : il est « l’apôtre du midi » de la France et le hérault de la Vierge Marie. A Lourdes, il instaure la procession aux flambeaux qu’il avait vu pratiquée à Rocamadour. Hommage lui a été rendu les 30 et 31 août derniers. 

Lourdes rend hommage au P. Marie-Antoine (video des sanctuaires de Lourdes)

Vitrail de la procession aux flambeaux (basilique Notre-Dame de la Trinité, Blois)En fils de saint François, il s’attache à le Vierge Marie, qui apparaît à cette époque à Lourdes : plusieurs fois, il rencontre Bernadette Soubirous ; il organise des pèlerinages importants et initie les premières processions aux flambeaux, du Saint-Sacrement et des malades. « Il faudrait que ces cierges marchent et chantent » disait-il.
Puissante stature, longue barbe, regard scintillant, sourire joyeux, verbe irrésistible, débordant d’énergie autant que de compassion, le Père Marie-Antoine meurt en 1907. Plus de cinquante mille personnes l’accompagnent jusqu’à sa dernière demeure. Encore aujourd’hui, des Toulousains viennent prier dans la chapelle du Couvent (maintenant des Carmes) de la Côte Pavée, où se trouve son tombeau. Son procès de béatification est en cours : il a été réouvert par la congrégation pour la cause des saints en 2008.

L’apôtre de Marie

Cinquante ans durant, le père Marie-Antoine – géant à longue barbe, bure usée à la taille par une corde, le crucifix planté dans la corde, un regard qu’on n’oublie pas, maniant le patois comme le latin – a parcouru Toulouse et la partie sud de la France (il est venu jusqu’à Clermont-Ferrand !) en tout sens, toujours en quête d’âmes à ramener à Dieu et de bienfaits à prodiguer aux pauvres et aux malheureux. Il a laissé le souvenir d’un grand prédicateur de missions populaires dans les paroisses, les rues et les écoles, n’hésitant pas à rentrer chez les gens hostiles à la foi pour les apostropher. « Ce que je n’ai pas fait sur terre, je le continuerai au paradis. Jusqu’à la fin des temps, je veillerai, j’intercéderai pour mon beau pays de France » disait-il au moment de mourir.

Marie-AntoineOn disait de lui que « s’il ne faisait pas de miracle à Lourdes » où il a amené à la Vierge les premiers pèlerinages, introduit à la retraite aux flambeaux, la prière nocturne ou la procession du Saint-Sacrement, « il aidait Marie à les faire ». A Lourdes, le père Marie-Antoine sera le grand ouvrier de l’Immaculée. Il rencontrera Bernardette Soubirous et y prêchera pendant la construction de la Basilique.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse, il est nommé vicaire à Saint-Gaudens. Il y fonde une conférence saint Vincent de Paul, un groupe des Enfants de Marie et est un fervent du chemin de croix. C’est à la neuvième station (Jésus tombe pour la troisième fois) qu’il entend l’appel de Dieu et entre chez les Capucins. Son tempérament, une énergie surprenante, son verbe puissant et généreux, ses charismes multiples feront rapidement de lui un grand missionnaire, l’apôtre du Midi. Il mena des missions paroissiales (prédications, visites à domicile, veillées de prière …) par centaines.

En 1861, il fonde le couvent des Capucins à Toulouse, y prêchera et aura une solicitude particulière pour les pauvres. Il passe des nuits entières au confessionnal durant ses missions mais aussi au couvent.

A.P.M.A. (Association du Père Marie-Antoine, le Saint de Toulouse)
25 rue de la Concorde / 31000 Toulouse
Tél. 05 61 62 65 81 / Fax : 05 61 62 16 99
Site internet : association pour la mémoire du père Marie-Antoine

 

 

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