Maison de prière

La chapelle, maison de prière ouverte à tous

Les Capucins sont à Clermont depuis plus de 400 ans et malgré les expulsions, ils y sont encore, adoptés par les Clermontois, généreux à leur égard, comme nous avons pu nous en rendre compte lors de la dernière restauration de la chapelle, en 2008.

La construction et la bénédiction de l’actuelle chapelle date de 1856. Elle a été voulue par les Clermontois eux-mêmes, « de bonnes proportions, haute, simple et belle », de style néo-cistercien. Placée à l’intersection de deux rues parmi les plus passantes de Clermont-Ferrand (bd Lafayette et cours Sablon) et près des universités, elle est très accessible et au cœur de la ville.

Un lieu de paix

Parmi les personnes qui la fréquentent, il faut d’abord évoquer ceux que nous ne voyons pas : les promeneurs du jardin Lecoq voisin et les priants d’un moment qui poussent la porte dans la journée pour un temps – parfois furtif – de calme et de recueillement, au milieu du rythme citadin. La luminosité de la chaux qui recouvre les murs, les vitraux aux couleurs chatoyantes laissant passer le soleil, les boiseries qui courent dans les chapelles latérales et les fresques, notamment dans le chœur, en font un « lieu de paix », aux dires de beaucoup. Les fleurs, offertes bien souvent, participent à la sérénité ambiante.

La chapelle du boulevard Lafayette est bien identifiée comme « maison de prière ». Les frères y chantent les offices de la liturgie des heures, été comme hiver, rejoints aux vêpres par quelques laïcs. Ils y ont aussi leur temps communautaire et quotidien d’oraison, le matin. Un édifice dans lequel des personnes prient, cela « transpire » ! Et cela se « partage » avec ceux qui viennent chercher un secours ou la confiance.

L’Eucharistie quotidienne

Chaque soir, une soixantaine de « fidèles » participent à l’Eucharistie de 19h, la dernière messe de la ville. Ils sont rejoints par une foule plus nombreuse les dimanches et jours de fêtes et solennités. Cette « foule » est composée d’habitués du quartier, de familles ; de personnes isolées ou rencontrées lors d’apostolats (hôpital, paroisses, confessions à l’extérieur, pèlerinages …), d’origines parfois étrangères (Portugais, Africains et Asiatiques). Il y a aussi les lycéens et les étudiants qui s’y retrouvent certains soirs « en grappes ».

ChapelleUne communauté de frères qui prient ensemble attire. C’est un fait que la prière et la liturgie vécues en frères est déjà un témoignage de la vie évangélique et certaines personnes viennent s’y ressourcer, à des moments plus difficiles qu’ils traversent. Nous en avons régulièrement des témoignages. Le choix des chants, empruntés principalement au Renouveau charismatique, et le soin apporté à la célébration de l’Eucharistie sont également recherchés. Les homélies des frères sont généralement disponibles sur le site internet du couvent, invitant à prolonger la médiation dominicale. Un petit témoignage reçu d’un jeune couple ayant participé aux frais occasionnés par le chauffage de la chapelle : « Nous venons de recevoir un courrier de remerciement pour avoir participé au chauffage de votre chapelle. C’est à nous de vous remercier, et chacun des membres de votre communauté, pour ces Eucharisties si priantes auxquelles nous aimons tant assister, le plus souvent avec notre fille aînée. »

Lors des fêtes et des engagements dans l’Ordre franciscain séculier (9 engagements en 2008 et 4 en 2009), les laïcs franciscains, par ailleurs engagés dans leurs paroisses, se joignent à nous. Egalement, régulièrement durant l’année, ils sont une vingtaine à venir partager notre vie fraternelle : ils participent à l’Eucharistie, nous nous retrouvons autour d’un repas préparé par les frères et terminons la rencontre par les Complies. C’est la soirée « table ouverte » !

Maison de prière et du pardon

Chaque vendredi, l’Adoration eucharistique est proposée de 8h à 21h. Cette prière communautaire et silencieuse attire des personnes (environ 150 chaque vendredi) que nous ne connaissons pas, de Clermont et des alentours. « Dans l’étable de Bethléem il se laissa adorer, sous les pauvres traits d’un nouveau-né, par Marie, par Joseph et par les bergers ; dans l’Hostie consacrée nous l’adorons sacramentellement présent dans son corps et dans son sang, dans son âme et dans sa divinité ; nous pouvons aujourd’hui L’adorer dans l’Eucharistie et Le reconnaître comme notre Créateur, notre unique Seigneur et Sauveur… Soyez des adorateurs de l’unique vrai Dieu, en lui reconnaissant la première place dans votre existence ! » (Jean-Paul II) Ce rapprochement entre la crèche et la prière d’Adoration déjà opérée par saint François dans la 1ère admonition nous a conduits, une année, à proposer une crèche qui avait pour thème : « nous sommes venus l’adorer », en référence aux bergers et aux mages qui sont venus reconnaître en Jésus, Dieu fait homme. Depuis des dizaines d’années, les Clermontois parlent de « la crèche des Capucins » et c’est souvent en familles qu’ils viennent la voir autour de Noël. Une pleine page dans le journal local, La Montagne, à Noël 2008, nous a valu beaucoup de visiteurs.

De manières ponctuelles, des personnes ont pu participé aux veillées « Art et prière » au cours desquelles nous commentions et méditions devant les peintures qui ornent les murs de la chapelle. Certains viennent à la prière du chapelet ou aux chemins de croix (chaque vendredi de carême). Parfois encore, nous proposons des soirées autour de grandes figures franciscaines (saint Pio, saint Jean-Marie Vianney, sainte Colette …). Un groupe de prière du Padre Pio a vu le jour en octobre 2013.

Chapelle confessionEnfin, il ne faut pas oublier les fidèles de 6 ans environ à 95 ans (ou plus) qui viennent recevoir le sacrement de la Réconciliation dans le « confessionnal » aménagé dans une des chapelles latérales. Une inscription gravée sur le verre – « rends-moi la joie d’être sauvé » – invite à venir célébrer le sacrement du Pardon. Quotidiennement, nous accueillons entre une dizaine de personnes, les jours ordinaires, et une bonne centaine dans les temps spéciaux de Pâques et de Noël. Nous sommes là, les héritiers de générations de frères, fidèles à accueillir ceux qui frappaient à la porte pour être écoutés et vivre le pardon.

Frères Marie-André et Eric, capucins
(mise à jour le 24 octobre 2013)

Article du journal La Montagne (2 novembre 2010) :
« Un lieu d’accueil et de partage »